Reprenons ce qui a fait les heures de gloire

Les visiteurs de cet humble refuge virtuel regrettent peut être l'époque bénie où il offrait de la méchanceté bête et méchante, avec persévérance et professionnalisme. Offrons nous le luxe d'un moment de nostalgie. Le destin m'a conduit sur un blog particulièrement ridicule.
http://xx-my-l0ve-4ever-xx.skyrock.com/
J'espère qui vous donnera à vous aussi le sentiment d'appartenance à une espèce supérieure d'humains.
# Posté le mercredi 09 juillet 2008 16:07

Oh, un lobby, là ! Dans le ciel !

Oh, un lobby, là ! Dans le ciel !
Protection animale - La FNSEA opposée à un statut de l'animal dans le code civil( Publié le 08/07/2008 à : 12H 35 min ) Jean-Michel Lemétayer, président du principal syndicat agricole, s'est dit opposé mardi à un statut de l'animal dans le code civil, à quelques heures de l'annonce par le ministre de l'Agriculture Michel Barnier de propositions pour améliorer la protection animale. "Nous nous opposons à un statut de l'animal dans le code civil et nous nous battrons pour cela. Les agriculteurs sont perturbés par le fait que le gouvernement passe autant de temps sur ce sujet, alors qu'il y a des problèmes plus prioritaires" , a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse. "Les éleveurs respectent les réglementations qui leur sont imposées en France et en Europe. Nous ne sommes pas des barbares. L'attaque la plus blessante qu'on puisse faire à un éleveur, c'est de dire qu'il s'occupe mal de ses animaux", a-t-il ajouté. Michel Barnier va annoncer mardi les conclusions de plusieurs groupes de réflexion lancés en mars sur la question de la protection animale. Un premier groupe de travail a étudié les questions juridiques et scientifiques concernant le respect de l'animal et sa protection contre la maltraitance, le deuxième a porté sur la commercialisation des animaux de compagnie et le troisième sur l'utilisation de l'animal dans les activités économiques. Une porte-parole du ministère a déclaré mardi à l'AFP que la question du changement du statut de l'animal, actuellement inscrit dans le code rural, a été rejeté dans le cadre du premier groupe de travail et ne devrait donc pas être annoncé par M. Barnier. Source : AFP


On voit clairement la menace contre toute évolution vers l'éthique, le chantage affectif rhétorique qui ne cache que difficilement une volonté de continuer à massacrer impunément des millions d'animaux par jour en France.
A suivre, pour constater à quel point la France est la France des groupes de pressions, des intérêts, tout sauf une vraie République...
# Posté le mardi 08 juillet 2008 16:51
Modifié le samedi 12 juillet 2008 06:13

On a sauvé le soldat l'Oréal !

On a sauvé le soldat l'Oréal !
Et voilà, Bétancourt est libre. C'est le dénouement d'un immense mouvement de tabassage médiatico-politique pour nous faire partager le destin et surtout l'intimité (!) de cette famille modèle de la grande bourgeoisie internationale. C'est la fin d'une incroyable mise en scène, remplie de messages d'amour purulents : un bon feuilleton comme on les aime, mais en vrai ! Et pas de chichis, on s'appelle par le prénom. Avec dans le rôle des enfants niais et doucereux Lorenzo, l'imberbe, et Mélanie, la pleureuse. Deux emblèmes parfaits de sciences Po Paris et du syncrétisme mondial, de la bonne conscience, de l'innocence virginale. Ajoutons à cela un grand renfort de "mon doux Lorenzo", "ma petite maman (chérie ? Guy Moquet ?)", "pas un jour où je ne pense à toi", une maladie qui rajoute un soupçon de suspense et de dramatique, un mari divorcé mais toujours là pour elle, une mère faussement émue jusqu'aux larmes de synthèse. Les personnages présentés, rendus attachants, il ne manquait plus que la promotion de la série en 6 saisons !
Et là, pendant que j'écris avec passion ces quelques lignes, Lorenzo, Sarkozy, Hollande, Bayrou une déferlante de larmes de crocodile et de récupération politique. PPDDA, recyclé sur LCI (merci le développement durable) vient de dire à l'instant : "on est tellement rassuré". ON ? Les médias, les politiques, les groupes de pression ? Mon cher Watson, nous sommes en face d'une magnifique diversion pour nos esprits, d'un cas d'école de faux problème.
Encore un exemple de pression sur les médias qui s'offre à notre sagacité et à notre esprit critique. Prenons un instant de la distance. Mettons en relation l'importance de l'affaire (humainement tragique, mais insignifiante par rapport à la machine à broyer qu'est le monde) par rapport à la couverture médiatique.
Mais réfléchissons avec nos quelques neurones. Pourquoi cette femme qui n'est qu'une otage parmi tant d'autres a-t-elle obtenu l'immense privilège de recouvrir nos façades de mairies, d'occuper 5 min à chaque JT, de permettre a certains dirigeants de s'occuper et d'avoir l'opportunité de se balader dans la jungle ?
Sur internet, on évoque ses liens avec l'Oréal, le passé trouble de sa famille mais peu importe. J'aimerais bien être autant ressortissant français qu'Ingrid Bétancourt. Mais j'en doute, il doit y avoir deux types d'humains, ceux qui ont plein d'argent et de pouvoir et les autres.

Prochainement j'irai parler au peuple français pour lui dire que j'ai eu mon année. Malheureusement je n'aurai pas la même voix horripilante de sainte nitouche ni tout le vocabulaire mielleux de Mélanie.

# Posté le mercredi 02 juillet 2008 17:29
Modifié le jeudi 03 juillet 2008 18:38

Sept à la maison

Sept à la maison est-il financé par le parti républicain ou par les évangélistes ?
# Posté le lundi 23 juin 2008 05:37

L'Homme porte-monnaie

L'Homme porte-monnaie
Par cette transpirante soirée où les masses célèbrent dans la rue la négation du beau, je me demande, seul, moite et aigri, vêtu d'un simple pagne, si l'homme occidental n'est pas autre chose qu'un porte-monnaie sur pattes. Fini le ronflant "citoyen" de l'époque regrettée où l'action JI Guillotin & Co était au plus haut. La France est le pays de "60 millions de consommateurs", de "que choisir", de "combien ça coûte" de "capital" et autres. Un seul destin : consommer et intelligemment s'il vous plait ! Alors qu'on peut se permettre de voter n'importe quoi et pour n'importe quelles raisons, consommer est un acte bien trop sacré pour que l'on puisse l'accomplir à la légère. De nombreuses publicités ou plutôt campagnes de propagande nous le rappellent dans une visée salvatrice : si vous n'achetez pas ZORGH (c) qui est ô combien moins cher, efficace et surtout absolument nécessaire pour ne pas devenir un mauvais consommateur (et donc un homme médiocre) vous êtes irrémédiablement à ranger dans la catégorie du pigeon, du mauvais, du raté, de l'inadapté, de l'illogique. Vous ne préférez pas "plus de biens à moins de biens", vous êtes en dehors de toute explication formulée par la pseudo science économique, votre voisin avec sa voiture toute équipée Zomg se rit bien de vous, vous qui n'avez su comprendre votre monde et n'êtes parvenus à la vérité. Pour votre décharge, il pourrait être possible d'argumenter sur la difficulté de choisir le produit, le choix apparaissant comme une donnée omniprésente et oppressante qui vient pimenter l'intellect du porte monnaie sur pattes lors de sa seul raison d'être : acheter. Mais ce caractère irréversible sacré et normatif de la consommation cohabite avec la surabondance qui caractérise notre consommation. L'acte de consommer est entendu comme un flux, il s'inscrit uniquement dans le présent (la marque de notre société est d'ailleurs d'avancer tête baissée en n'envisageant que l'instant). L'individu se trouve tiraillé par le désir érigé en besoin, sous la pression ininterrompue de la propagande. Pour alléger cette souffrance diffuse et plus ou moins inconsciente, on a préservé cette donnée essentielle qu'est le choix. L'importance des marques et des variations des produits rendent la tension supportable, elle permet au consommateur de croire qu'il n'est pas déterminé et qu'il peut sortir de la voie toute tracée. En fait on lui réserve différents chemins qui mènent au même but : l'achat. Consommer bio, consommer malin, consommer sur internet, consommer exotique : autant de subterfuges pour endormir la révolte de l'esprit humain.
Le consommateur, véritable incinérateur de produits se voit reconnaître ce droit inaliénable d'être une vache à lait. L'expression qui résume cette inversion des rôles est "le POUVOIR d'achat". Pouvoir de subir du berceau au tombeau l'omniprésente et insidieuse propagande, d'enrichir ceux qui sont de l'autre côté du système, derrière les écrans, les ondes, derrières les diffuseurs de pensée camouflés en moyen d'information. On apprend avec ravissement que le pouvoir d'achat est la préoccupation n°1 des français ! Incroyable harmonie d'intérêts entre les dominants et les portes monnaies sur pattes... A quand la reconnaissance par le Conseil constitutionnel du droit à la consommation ? Quand s'arrête ce fameux "pouvoir" ? Peut-être lorsque se nourrir devient trop difficile à cause des autres "besoins" (téléphone portable, voiture, écran plasma, Playstation 8) ?

En résumé, on nous a aménagé un pouvoir d'achat qui remplace avec profit le pouvoir de politique (qui lui ne rapporte rien !). Je me prends à rêver d'une conception différente de l'individu, peut-être un peu plus libre, dont le seul destin ne serait pas d'être liposucé et entièrement soumis à ses instincts d'achat.

En cadeau, pour toute lecture de cet article, recevez gratuitement une photo du futur Windows PVC et profitez dès maintenant d'une réduction pour toute pré-réservation.

http://www.dailymotion.com/fr/featured/video/x3n2c2_super-pouvoir-dachat-la-chanson-du_fun

# Posté le samedi 21 juin 2008 15:20
Modifié le mercredi 09 juillet 2008 10:32